20 novembre 2025

Réfugiée mais massacrée

Lors du travail initial de recherches dans le cadre du Projet Maillé 1944, j'ai repéré une petite fille isolée dans ce village massacré. 

Monique PÉROUZE avait 4 ans. PÉROUZE n'est pas un nom tourangeau. Cette fillette est née en 1940 en Lozère. Ses parents vivaient à Paris, mais elle était à Maillé pendant l'été 1944. Pendant la guerre, les Parisiens qui ont pu le faire ont éloigné leurs enfants de la capitale pour leur épargner les conditions de vie difficiles.

Ainsi, Monique fut placée chez les GABILLOT, un couple de cultivateurs sans enfant qui vivaient au village de la Heurtelière à Maillé. Je n'ai pas trouvé de lien entre eux. Peut-être que les parents cherchaient une solution pour mettre leur fille en sécurité et que des amis les ont orientés vers des connaissances habitant à la campagne, en zone libre.

Lors du jour funeste, le 25 août 1944, la troupe des 80 soldats nazis qui avaient pour projet de rayer le village de la carte, passa par le village de la Heurtelière avant de rejoindre le bourg. Renée et Victor GABILLOT furent tués devant la porte de leur ferme ainsi que  Monique PÉROUZE, la petite Parisienne qu'ils accueillaient. Les bâtiments et les récoltes qu'ils contenaient furent incendiés. 

Le décès de Monique fut déclaré par Louis DESTOUCHES, le mari de la grand-mère de la petite. Il habitait dans le village voisin de Nouâtre. On tient peut-être le lien qui nous manquait entre les PÉROUZE et la Touraine.

Monique venait de fêter ses 4 ans.

Monique PÉROUZE
crédit photo : la Maison du Souvenir

19 novembre 2025

Quel travail !

En 2021, j'ai été contactée par une femme qui effectue des recherches sur les légionnaires qui ont composé le 11è Régiment Etranger d'Infanterie en 1939-1940. Il se trouve qu'un oncle de mon père figure parmi ceux-là et qu'elle a trouvé des archives qui pourraient m'intéresser.

Après un échange efficace, j'ai contacté les enfants du légionnaire de la famille pour leur parler du projet. Ils ont tout de suite adhéré et nous avons ainsi pu raconter un bout de la vie de leur père. De notre côté, on a retracé sa vie civile, et la chercheuse a retracé son parcours militaire

Ce portrait figure sur un site dédié au 11è REI et qui est fort bien documenté. Régulièrement, un nouveau portrait rejoint la liste et les articles sont toujours très bien documentés et sourcés. 



18 novembre 2025

Pierre RICOTTIER - quel destin !


A l'été 1892, Pierre RICOTTIER, cultivateur, déclare la naissance de son fils, et lui donne le même prénom que lui : Pierre. A ma connaissance, cela fait 6 générations que le prénom est attribué de père en fils. Son épouse, Augustine GUILBAULT, lui avait déjà donné une fille, Françoise, 3 ans plus tôt. Ils vivent en Touraine, tout près de Chinon.

J'ai rencontré Pierre (le fils) lors des recherches que j'ai entreprises pour reconstituer les familles victimes du Massacre de Maillé, perpétré par les Nazis en Touraine, le 25 août 1944. Son histoire, comme tant d'autres, m'a touchée. J'ai eu envie de la retracer ici. Le récit est un peu long, mais son parcours nécessitait un texte un peu long.

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Pierre a été recensé avec ses parents et sa soeur à Cinais, en 1896 (aux Granges), 1901 (à la Pennezaie) et 1906 (à Pontille). A l'automne 1906, Françoise se marie avec René CHÂTEAU, un cultivateur. Elle quitte le foyer parental pour s'installer avec son époux à Beaumont-en-Véron. 

En 1909, Françoise et René ont une fille qu'ils prénomment Hortense.

Pierre est recensé avec ses parents à Beaumont-en-Véron (à Berry) en 1911. Il a alors 18 ans et il est ouvrier agricole.

En 1912, Pierre est enregistré comme tous les hommes de 20 ans par l'administration militaire (classe 1912 - bureau de Châtellerault - matricule 613).
Il part au régiment en octobre 1913 pour deux ans. En fin d'année, il père son grand-père Pierre (4è du nom). Puis la guerre éclate, Pierre doit combattre contre l'Allemagne. Il est téléphoniste et mènera sa mission avec brio. Sa fiche matricule nous permet de découvrir son parcours militaire :

  • il est cité au titre de la brigade suite à un fait de bravoure en février 1915. On lui remet la Croix de Guerre. 
  • il est de nouveau cité à l'ordre de la brigade en décembre 1915 suite à un autre acte de bravoure. 
  • il est blessé par balle (plaie au cuir chevelu) en avril 1918
  • il est cité à l'ordre du régiment en mai 1918 pour honorer son dévouement lors de l'attaque du 5 avril 1918 (blessure ci-dessus).
  • d'août à décembre 1918, il est en captivité
  • il est démobilisé le 18/08/1919
  • il a reçu la médaille militaire en 1930
Bien qu'il soit mobilisé, on peut suivre sa vie civile pendant la période 1913-1919. Le 28/04/1917, alors qu'il est domicilié à Beaumont-en-Véron, il épouse à Dommiers (Aisne), Lucie GABAUT, native de Dommiers. J'ignore comment ils se sont rencontrés. Je n'ai pas fait de recherches avancées sur l'épouse.
Pierre est cultivateur. Rapidement, le couple accueille son premier enfant : Lucien naît en janvier 1918 à Beaumont-en-Véron. Puis une fille, Lucienne, naît en octobre 1919. Elle ne vit que 10 jours. Viendra ensuite Fernand en 1920. 
En 1921, Pierre, Lucie et leurs enfants sont recensés à Beaumont-en-Véron (à la Bellivère). Pierre enterre son père (Pierre 5è du nom) en juillet. 
Ensuite, chaque année, un enfant naît : Hilaire en 1922, Rolande en 1923, Roland en 1924, Gisèle en 1925, Pierre (7è du nom !) en 1926 et Denise en 1927. Cette dernière née ne vit que 9 mois. En 1926, le famille est recensée à Beaumont-en-Véron (à la Béruserie). Enfin, le couple accueille son 10è enfant, Firmin, en 1929.
Pierre RICOTTIER - 1930 
Carte du Combattant - Archives départementales d'Indre-et-Loire

En 1931, la famille vit toujours à la Béruserie, commune de Beaumont-en-Véron, mais en 1935 Pierre est domicilié à Ligré (selon sa fiche militaire), à la Porte du Bois, et la famille est y est recensée en 1936, aux Roches Saint-Paul. 
Pierre a 44 ans, il est marié et a 8 enfants. Il est cultivateur et vit à Ligré. 

On pourrait s'arrêter là et conclure que Pierre vécut paisiblement et eut une jolie et nombreuse descendance. Mais ce serait complètement faux. Sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille.

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En avril 1938, Pierre perd sa femme. Lucie GABAUT est décédée à 43 ans, à Maillé. Lui se retrouve veuf, à 45 ans, avec 8 enfants de 9 à 20 ans. 

En décembre 1938, Pierre épouse Ernestine TARTRE, une femme divorcée qui vit à Maillé (où a lieu la noce), elle est plus jeune que lui, et a deux enfants : Marcel BOULOISEAU 18 ans, et Suzanne BOULOISEAU 17 ans. Elle est épicière.
Au printemps 1939, Suzanne se marie à Maillé avec André MEUNIER.
L'été suivant, la guerre éclate, mais Pierre est libéré de toute obligation militaire depuis qu'il a 8 enfants.
En fin d'année, Ernestine devient grand-mère pour la première fois. Pierre est donc grand-père par alliance.

En 1940, la France est coupée en deux à partir d'octobre. Maillé est en zone occupée, mais la ligne de démarcation n'est pas loin. En fin d'année, Pierre perd sa mère.
Début 1941, il déclare l'enfant qu'il a eue avec Ernestine. La petite Pierrette est la 1ère du jeune couple, mais elle a déjà une fratrie bien nombreuse (10 enfants).  Peu de temps après, Lucien, le fils aîné de Pierre, se marie avec Marie-Thérèse. 
En novembre 1942, Pierrette a une petite soeur : Mireille, mais Pierre déclare son décès 8 mois plus tard.
Au printemps 1944, Fernand, le 2è fils de Pierre se marie. Puis c'est au tour de sa soeur Rolande.

Mais le bonheur fut interrompu par l'Histoire. Le 25 août 1944, le jour de la libération de Paris, une troupe de soldats allemands traversa le village de Maillé et massacra minutieusement tout être vivant (humains, bétail, chiens...) laissant derrière elle un village meurti et une horreur indicible.

Il est difficile de retracer ce que chacun a fait ce jour-là.
Voici quelques éléments autour de Pierre.

Suzanne, la fille d'Ernestine a témoigné. Elle était à la maison avec sa mère (femme de Pierre RICOTTIER), sa grand-mère de 71 ans (belle-mère de Pierre RICOTTIER) et ses deux enfants : Annie 5 ans et Jean 3 ans. Les Allemands sont entrés, ils leur ont tiré dessus, blessant les 3 femmes et mutilant le petit, qui agonisa quelques heures. Après avoir rechargé son arme, un Allemand tira sur Annie, la tuant sur le coup. La grand-mère ne survécut pas. Elle s'appelait Justine COGNAULT, veuve TARTRE. La femme de Pierre était gravement blessée ne bougeait plus. Suzanne resta immobile pour ne pas attirer l'attention des bourreaux. D'autres soldats allemands revinrent et mirent le feu. Suzanne parvint à sortir avec son fils, mais ne put retourner chercher le corps de sa fille. Ernestine prit le courage de se trainer dehors. Elles furent rejointes plus tard par le mari (André MEUNIER) et le beau-père de Suzanne (Julien MEUNIER). Ernestine fut tardivement transportée à l'hôpital de Montbazon où elle périt 3 jours après le massacre. 
J'ignore où était Pierre au moment du massacre, et par la suite, mais ce jour-là, il perdit sa seconde épouse, sa belle-mère, ainsi que sa maison et ses dépendances.

A 52 ans, Pierre est deux fois veuf, il a 9 enfants, dont une fille de 3 ans à élever, dans un village qui a été massacré par des soldats allemands. Le bilan final du massacre fut de 124 morts, de 3 mois à 89 ans. Et un village à reconstruire.

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On imagine que survivre dans un village massacré consiste surtout à contribuer au nettoyage puis à la reconstruction. Je n'ai pas de témoignage concernant Pierre RICOTTIER et ce qu'il a pu faire en 1944.

En novembre 1944, la rentrée scolaire a lieu, sans les petits camarades qui ont été massacrés. 

En mai 1945, la capitulation de l'Allemagne met fin à la guerre. Le village de Maillé sera reconstruit.

En juillet 1945, Pierre épouse Arthémise GABILLOT à Pouzay. Elle a 50 ans et son frère est mort lors du Massacre de Maillé. Lors du recensement de 1946, Pierre et Arthémise habitent à Maillé, avec Pierrette qui a maintenant 5 ans.

Les recensements d'Indre-et-Loire ne sont pas encore accessibles en ligne après 1946.

Je n'ai pas trouvé d'enfant né de la 3è union de Pierre, qui fut cassée par un jugement de divorce au printemps 1948. On apprend sur la transcription du jugement que Arthémise "Céline" GABILLOT était partie de Maillé pour vivre à Antogny. Le divorce est prononcé aux torts et griefs de la femme, et au profit exclusif du mari. 

En janvier 1959, Pierre épouse Marie MARTIN à Maillé. La mariée a 71 ans et le marié 67. Ce sera son dernier mariage. 

Sur l'acte de décès de Pierre, on peut lire ceci : 

Le 21 juin 1968 est décédé Pierre RICOTTIER, médaillé militaire, décoré de la croix de guerre 14-18 (...), veuf en premier mariage de Lucienne Henriette GABAUT, veuf en second de Ernestine TARTRE, époux divorcé en troisième de Arthémise GABILLOT, et époux en quatrième de Marie MARTIN.


15 novembre 2025

N'oublions pas les non-Morts pour la France

I
l y a quelques jours, nous avons commémoré les morts pour la France, quel que soit le conflit qui les a vu périr, tous les morts, pas seulement les bénficiaires de la mention "Mort pour la France".

J'ai profité de ce challenge AZ pour évoquer les morts au combat que les monuments ont honorés sans pour autant préciser "Morts pour la patrie" ou "Mort pour la France". Aujourd'hui, je voudrais qu'on se souvienne des non-Morts pour la France. Qui étaient-ils ? Il s'agit de tous ceux qui sont morts dans un conflit mais pour lesquels personne n'a monté de dossier de demande de mention "Mort pour la France". Soit parce qu'ils sont décédés après le conflit ou parce qu'ils n'avaient pas/plus de famille pour le faire. Pourtant, ils ont donné leur vie comme les autres. Mais il y a aussi les Mosellans et Alsaciens, qui sont -par définition- morts pour un autre pays que la France...

D'ailleurs, qui peut être honoré par la mention "Mort pour la France" ? Il faut que la personne soit décédée et que le demandeur apporte la preuve que le décès est imputable à un fait de guerre, que ce décès soit survenu pendant le conflit ou ultérieurement. 

Arpès la Grande Guerre, la mention "Mort pour la France" fut attribuée à 1,3 million de militaires décédés pendant le conflit. En 2014, à l'occasion du centenaire, 95 000 fiches ont été classées et concernent des soldats non morts pour la France. 

Source : site Mémoire des Hommes

Depuis 2012, une distinction existe également pour honorer la mémoire des militaires et agents publics tués en raison de leurs fonctions ou de leur qualité en permettant l’inscription du nom de la victime sur un monument commémoratif et l’adoption par la Nation de ses enfants. Cela prend en compte les décès survenus depuis le 1er janvier 2002.

14 novembre 2025

Merci

J'effectue des recherches généalogiques depuis plusieurs décénnies maintenant. Je cherche dans mon coin, et je publie tout ce que je trouve (sur Geneanet). J'ai connu les yahoo!groups, le fil d'Ariane, les forums de Geneanet, j'ai aussi participé à des groupes d'entraide indépendants, et j'adhère à une association de généalogie, depuis 2007. J'ai participé aussi à des congrès de généalogie, à des journées de rencontres, et à des temps de partage. Il y a ce Challenge AZ aussi, qui permet d'échanger et de partager, via les commentaires (même si je dois bien avouer que les commentaires étaient courants au début et bien plus rares maintenant). 

Ce que j'ai constaté -- et ça fait tellement de bien quand on y pense ! -- que les généalogistes sont généreux et aidants. Il y a évidemment des personnes qui font leur généalogie sans partager ni proposer leur aide à d'autres, mais chacun son style ! Je peux témoigner à mon niveau que grâce à la généalogie, j'ai rencontré des gens de tous horizons qui m'ont permis d'échanger, d'apprendre et de grandir. Je parle de grandir intellectuellement et culturellement. Je n'ai pas pris un centimètre à leur contact ! hi hi !

Alors je profite de ce challengeAZ pour remercier cette belle communauté dans laquelle je me retrouve sans gêne. Les généalogistes sont aussi variés que la société, mais ils partagent un loisir qui les rassemblent et leur permet de voyager dans le temps et dans l'espace tout en restant immobiles. Et quand ils sont coincés dans leurs recherches, ils peuvent toujours faire appel à la communauté pour trouver un moyen de passer cette difficulté. Qu'on ose demander de l'aide en toute humilité ou qu'on accompagne une recherche (sans forcément en donner le résultat, parce qu'on sait que l'important c'est la quête plus que la trouvaille), je trouve ça beau. Donc je vous remercie, de m'avoir aidée, accompagnée, ou sollicitée.



13 novembre 2025

Lebensborn - roman graphique

Ma fille de 12 ans a emprunté ce livre à la bibliothèque parce que la couverture est jolie. Quand j'ai vu son choix, et que j'ai lu le titre, je dois bien avoué que je suis restée un moment en suspens. 

Je sais ce qu'est un Lebensborn ("fontaine de vie" en allemand). Ma gamine lisait plutôt des romans mettant en scène des chatons qui jouent avec des pelotes de laine jusque là... Mais je n'ai pas censuré. J'ai fait confiance.

Lebensborn, d'Isabelle MAROGER, c'est un roman graphique puissant et fort bien documenté. Et elle sait de quoi elle parle. Sa grand-mère norvégienne a accouché dans une maternité nazie qui remplissait la mission de produire des petits Aryens. Si vous ne savez pas ce qu'était un lebensborn, c'était un projet ambitieux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats allemands étaient encouragés à mettre enceintes les femmes aryennes et de les diriger ensuite vers des cliniques spécialisées. Ceux qui réussissaient percevaient une prime. L'aïeule de la romancière a donc rencontré un soldat, est tombée amoureuse puis enceinte, et s'est rendue dans une maternité pour accoucher d'une petite fille. 

Dans ce livre, le lecteur suit le parcours de la descendante qui va rencontrer son grand-père biologique en Allemagne, ancien SS. Elle espère découvrir sa famille inconnue. Et le lecteur va comprendre que le père de l'autrice est issu d'une famille de Résistants. 

En tant que généalogiste, j'ai adoré ce dessin, accompagné de ce texte : 

Avoir retrouvé nos racines norvégiennes, rencontré ma famille... C'est comme avoir retrouvé quelques pièces de puzzle manquantes à mon identité, et surtout à mon coeur.

De son côté, ma mère s'est beaucoup apaisée depuis qu'elle connait son histoire. 

Cette histoire qui blesse mais qu'on regarde bien en face aujourd'hui.


Ma fille a découvert l'existence des Lebensborns. Moi j'ai découvert qu'il y en avait eu aussi en France. Nous avons beaucoup aimé lire ce livre.


Lebensborn, Isabelle MAROGER, Bayard graphic, 2024

12 novembre 2025

Une kyrielle de noms

Après des années de recherches (bientôt 30 ! ^.^), je me retrouve avec une kyrielle d'ancêtres et d'individus plus ou moins reliés à mon ascendance. Forcément, je l'ai bien cherché ! hi hi hi !


A force de collecter des noms et des informations, je suis à la tête d'une collection assez conséquente. Mon intérêt est évidemment de les lier autant que c'est possible. 

En participant ce ChallengeAZ -- que je consacre à des êtres avec lesquels je n'ai aucune parenté -- j'ai dû me rendre à l'évidence : il n'est pas plus aisé de faire le récit de ce qui n'est pas lié à mon ascendance !

La bonne nouvelle c'est que j'adore chercher, donc je continue mon parcours pour savoir ce que chacun a vécu, dans quel contexte, dans quelles conditions matérielles... 

Tous les chemins mènent à la généalogie pour qui est un peu curieux je crois.